Travaux d'analyses
Un texte percutant n'est jamais le fruit de l'improvisation. Il repose sur une analyse préalable, rigoureuse et méthodique. C'est cette phase, invisible pour le lecteur final, qui détermine si un discours convainc ou s'oublie. Voici les dimensions que j'examine avant de poser le premier mot.
Avant d'écrire, comprendre
Le contexte de pouvoir
Qui parle, à qui, et depuis quelle position. Un même message n'a pas le même poids selon qu'il vient d'un fondateur, d'un successeur ou d'une institution. L'analyse commence par cartographier ce rapport de force.


Les résistances anticipées
Avant de convaincre, il faut savoir ce qui va freiner l'adhésion : scepticisme, précédents, attentes contradictoires. Un discours qui ignore les objections les révèle ; un discours qui les anticipe les désamorce.
L'architecture rhétorique
La structure d'un texte est une décision stratégique, pas un enchaînement naturel d'idées. Où placer la concession, où frapper, où laisser le silence travailler. Chaque paragraphe a une fonction, jamais un rôle décoratif.


La fidélité à l'ADN du client
Un texte parfait mais qui ne sonne pas comme vous est un échec. L'analyse inclut systématiquement le vocabulaire, le rythme et les tics de langage propres à chaque dirigeant, pour que le texte final reste reconnaissablement le sien.
La trajectoire dans le temps
Une prise de parole s'inscrit dans une continuité… ce qui a été dit avant, ce qui devra être dit après. Aucun texte n'est traité isolément ; chacun est pensé comme un jalon dans une trajectoire d'image plus large.

